Biographie

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C’est dans les premières années de mon existence vers l’âge de 5 ans, tout en haut d’un grand escalier, que je revois l’image d’une petite porte noire enjolivée sur un côté d’une ampoule rouge, il s’agissait du labo photo de mon grand-père portant l’inscription « DEFENSE D’ENTREE »
Mon premier reportage démarre à 9 ans en Italie à Milan, appareil Kodak brownie et photographies volées dans la 403 de mon père. Mon deuxième appareil est un Ferrania 6×6, une pseudo ressemblance avec le Rolleiflex mais pas en qualité…Je photographiais les souvenirs de vacances pour remplir des albums de famille.

Arrivé à 16 ans je décide avec des copains du village de faire un film 8m/m ayant pour sujet le village ou nous vivons. Ce premier film fut diffusé et apprécié à la salle des fêtes. C’est à cette époque que je deviens l’ami proche d’un des types de la bande : Michel D, ses parents tenaient une maison de la presse, son père était photographe et disposait au dernier étage au-dessus du commerce d’un vaste laboratoire. C’est à cet endroit-là que le père de Michel, Marcel D   m’a initié au labo et à la prise de vue. Dans un même temps je commence ma vie de photographe en réalisant quelques reportages de mariages, communion et remises de médailles.

Puis, arrive la redoutable question des parents :”Que compte tu faire dans la vie ». La même question fut adressée à mon ami Michel. Plus ou moins assidu par des études de droit, mais sans profondes convictions à propos de cet avenir, mon premier déclic s’est produit à la lecture du magazine « Beaux Arts » spécial photo consacré à Blowup.

Doutant un peu de moi il me fallait un complice et ce fut Michel, nous partions apprendre la photographie en Suisse pour deux années de total bonheur et de liberté, nous étions parvenus à être les deux piètres photographes des années yéyé. L’école nous avait dégrossis pas plus pas moins, mais elle m’a conforté dans l’idée de devenir photographe.

En 1968 je démarre mon premier stage aux studios Villeurbannais photos industrielles et aériennes pendant quelques mois.

20 ans, l’appel sous les drapeaux va m’offrir l’occasion de rencontrer les bonnes personnes qui compteront énormément pour la suite de mon parcours professionnel.
Après mes deux années de service militaire, je pars m’installer à Paris et deviens assistant pour un studio de pub rue Daguerre.
Je veux apprendre dans d’autres domaines de la photographie, je prends le poste d’assistant de plateaux du studio 44, ces plateaux étant destinés à la location pour des photographes internationaux de passage à Paris, ayant à réaliser leurs commandes de pub ou reportages magazines.
C’est à partir de ce moment-là que les rencontres vont se succéder, avec des photographes qui m’ont chacun dans leurs styles, beaucoup enrichis : Claude Guillaumin, Alex Chatelin ; Patrick de Marchellier, Helmut Newton, Guy Bourdin, Jacques Olivard, etc…Gravitant dans la photographie de mode, avec leurs propres styles et leur grande maitrise de la composition et de la lumière, ils m’ont permis de pratiquer principalement la photographie de mode à un haut niveau. Ils m’ont tous chacun dans leur style énormément appris par leur rigueur et leur exigence leur créativité.

Après 4 ans de vie Parisienne riche, intense culturellement je rencontre et vois la première expo Ralph Gibson chez Agathe Gaillard, je rencontre Robert Delpire a la galerie de l’abbaye lors des expos qu’il présentait.

De retour à Lyon en 1976, je m’installe dans mon premier studio de prise de vues mode et pub, le travail ne manque pas, je dispose d’un grand plateau de prise de vues, en même temps je commence un travail d’auteur sur le masque intitulé « Défigurations », en parallèle je fais la régie d’une troupe de marionnettistes.
En 1981 la chance et l’opportunité vont me permettre de présenter l’exposition ” Défigurations ” a l’école d’Arles dans la salle de Michel Tournier. En Arles je rencontre Agnès Varda, Willy Ronis , Raymond Depardon. Ces rencontres vont me rassurer pour continuer mes recherches, je veux atteindre une perfection, les photographes que j’ai assistés sont pour certains d’entre eux, devenus célèbres, ils me mettent la barre très haute et à ce jour j’ai des séries de portfolios qui ne me satisfont pas vraiment.

Je collabore avec une troupe de théâtre » images aigues »qui fonctionnent principalement avec l’image .c’est en étroite collaboration que je travaille avec la metteur en scène Christiane Véricel. Nous organisons avec d’autres artistes des expos dans leurs contextes industriels et dans différents lieux, des centres d’arts et galeries. J’obtiens la commande d’un travail d’expo au centre du Parvis à Tarbes, je reste un mois pour travailler sur place pour y revenir présenter mon expo. Cette expo est autant plasticienne que photographique ; Certaines pièces seront exposées aux Boutographies à Montpellier.

Trente-huit ans d’âge pour vivre maritalement et commencer à faire des enfants. A cette époque les expos ne me permettent plus de vivre correctement, je commence à donner des cours de photo dans une Ecole de graphismes qui m’amènent à créer une école de photographie ou j’enseigne la prise de vue  et l’histoire de la photo. C’est à 49 ans que j’installe à nouveau un studio de photos pub avec mon ancien assistant, les locaux sont vastes et je les partage avec deux artistes peintres : Pierre Masbanaji et Danielle Stéphane.
En 2000 je  me sépare de mon assistant assez rapidement et continue seul pendant 9 ans; J’arrête le studio pour devenir salarié d’un de mes clients : le groupe EM2C, c’est durant cette période que le bon déclic se produit , je trouve enfin ce que je veux exprimer dans ma photographie je réalise des suites d’images noire et blanc, d’instants d’architecture, je vais exposer cette première série:” Angles de vue” à la galerie L’oeil Ecoute en 2013.Cette série se prolonge par 3 autres intitulées Apparence 1,2 et 3. Récemment j’ai commencé une série couleur, a présent je retrouve tout ce dont je me suis rempli de toutes ces années pour continuer.